Traduit de : The Three Phases of A Narcissistic Relationship Cycle: Over-Evaluation, Devaluation, Discard

La relation avec un Pervers Narcissique ressemble aux montagnes russes, avec des hauts très hauts suivis de bas très bas. Ce sont les Jekyll et Hyde, quelqu’un à un moment donné, et quelqu’un d’autre l’instant d’après.

Alors que les gens recherchent d’ordinaire l’amour et un lien réel dans leurs relations avec les autres, les P. N recherchent tout autre chose dans leurs relations avec les femmes. Ils ne ressentent pas d’amour et sont incapables de se lier de manière durable et réelle avec quelqu’un.

Les narcissiques dépendent des autres plus que tout autre personne. Leur estime et leur image d’eux-mêmes dépendent entièrement de l’admiration qu’ils suscitent; et leurs émotions sont un équilibre fragile entre le besoin  des autres et celui d’isolement.

Les P. N ressentent un énorme vide en eux-mêmes, vide que seuls l’amour et l’estime de quelqu’un d’autre peut combler. Mais le shoot est toujours temporaire. Comme le décrit un PN « on dirait que mon cerveau est constamment à la recherche de quelque chose. Rien ne me satisfait très longtemps. J’ai l’impression de faire les choses parce que la société l’exige. Je n’appartiens nulle part et à personne. »

Les PN sont des êtres égocentriques et totalement indifférents aux besoins des autres. Le but dans une relation est de combler ce vide, et d’avoir quelqu’un qui soit disponible pour du sexe, pour booster leur égo, ou autre.

La relation avec un narcissique se déroule toujours en 3 stades.

  1. Le stade de l’idéalisation

Le narcissique choisit sa cible avec soin. Souvent en fonction de son statut. Elle se doit d’être attirante, riche, talentueuse etc. Plus la personne a un statut élevé, plus la source d’autogratification est puissante.

Une fois la cible choisie, le PN y consacre toute son attention. Il projete alors l’image attendue par la cible, se montrant excessivement attentionné, aimant et gentil à ce stade. La cible croule sous les compliments et elle est littéralement envoutée par tant d’attention.

Le PN place sa cible sur un piédestal, l’idéalise et la vénère. Il est alors ecstatique, plein de rêves et d’espoir. Il parle énormément, est euphorique. C’est le moment où ce que ressent le PN s’apparente le plus à un sentiment amoureux.

La victime est prise dans un tourbillon d’attention et pense avoir trouvé son âme soeur. Cette homme semble avoir tout ce qu’elle recherche (car il lui renvoit tel un miroir les attentes qu’il perçoit chez elle), et elle ne peut croire en sa chance d’avoir trouvé cet homme encore célibataire.

Elle est très loin d’être de s’attendre à ce qui va suivre …

       2. Le stade de la dévaluation

L’idéalisation dure en général entre quelques semaines et quelques mois, suffisament pour que le PN soit assuré de  l’amour et de la dévotion de sa cible. Le masque commence à tomber et le PN révèle sa vraie nature.

Le changement peut être progressif ou soudain. C’est alors que l’attention dont il vous abreuvait disparait et fait place à l’indifférence et au silence. Des jours ou des semaines passent sans nouvelles. Il ne répond pas à vos appels, ne tient aucune promesse et vous vous demandez s’il vous trompe. La cible est sous le choc, elle ne peut comprendre ce qui lui arrive et ce qu’elle a fait qui puisse justifier une telle attitude.

Les PN s’ennuient facilement et à ce stade le vide commence à ré-émerger. L’effet du shoot temporaire s’estompe et ils se questionnent quant à ce que vous valez, se disent que vous n’êtes pas si spécial(e) tout compte fait, car si vous l’étiez ce vide ne reviendrait pas !

Ils deviennent grincheux, facilement agités, vous critiquent à la moindre transgression. Ils disparaissent de plus en plus fréquemment et vous avez droit à la « sentence par le silence » dans le but de créer de la distance entre vous. Alors que le PN recule, la cible commence  à s’accrocher et ses demandes d’attention et d’explications commencent à taper sur les nerfs du PN. Plus la victime s’accroche et insiste et plus le PN s’éloigne. Il se met à la critiquer et à l’accuser d’être la cause de tous ses maux, et s’en sert de véritable punching ball émotionnel.

A ce stade la cible est dans un état de désolation. Le PN est parti sans explication et cela lui est incompréhensible.

Comment peut-on passer de la position du piédestal à inexistant(e) ? Le PN projete en fait son remous intérieur sur vous. Il se nourrit du malheur d’autruit (lorsqu’il en est la cause), tout autant qu’il s’est nourri de votre admiration, cela ne fait aucune différence pour lui.

C’est cette personne cruelle, indifférente, sans sentiments, sadique qui se trouve en fait derrière le masque. La plupart des victimes recherchent désespérement l’homme dont elles sont tombées amoureuses. Ce qu’elles ne réalisent pas c’est que cet homme n’a jamais existé.

Ca n’était qu’une façade, un masque que le PN avait revêtu pour s’assurer de sa source d’auto-gratification.

Le PN n’assume aucun de ses actes car il se moque éperdument de la manière dont il vous a traité(e) et de ce que vous ressentez. Il est totalement incapable de relations normales et saines avec qui que ce soit. Les personnes qui ne savent rien de ce trouble de la personnalité ne peuvent comprendre ce besoin de cruauté. La cible n’a jamais été plus qu’un objet, dont l’utilité va en diminuant.

Le PN n’est cependant pas du genre à gaspiller une source potentielle de carburant gratifiant. Il vous fera mener la danse du « je t’aime/je te hais » aussi longtemps que cela lui sied, ou que vous le laisserez faire. Il continuera ainsi à entrer puis sortir de votre vie comme si de rien n’était, faisant fi de votre souffrance de manière effrontée.

Il fout en l’air votre cerveau de façon délibérée, daigne vous donner quelques miettes d’attention, juste ce qu’il faut pour que vous restiez investi(e) émotionnellement et à son service.

Puis à un moment donné l’une de ces deux choses va arriver :
– soit il se trouve une nouvelle cible et démarre la phase 1 avec elle, et donc vous ignore totalement
– ou bien vous en aurez assez d’endurer cette maltraitance psychologique et prendrez le contrôle en y mettant fin et ainsi embrayerez sur la phase 3.

     3. Le stade du rejet

La facilité avec laquelle un PN se détache de ses partenaires est impressionnante. Les cibles, déconcertées, se demandent « M’a t-il jamais aimée ? Est-ce que je valais quelque chose à ses yeux ? » La réponse est tout simplement non. Personne ne signifie rien à ses yeux. Les femmes n’ont qu’une valeur utile : être une source de gratification. Une fois votre valeur ‘marchande’ diminuée, vous serez abandonnée sans ménagement et avec cruauté. Et sans préavis.

Se remettre d’une relation avec un PN est extrêmement compliqué et difficile. Une fois la relation terminée, la victime est en grande détresse, sa confiance en elle-même est bien écornée par le comportement, les propos insultants et la cruauté du PN. Elle peut n’être plus que l’ombre d’elle-même, et un long travail l’attend pour se reconstruire.

Alors que vous tentez de ramasser les débris, rappelez vous que vous avez été choisie de manière délibérée. Les mensonges ont été perpétrés par un manipulateur hors pair, pour son propre interêt.

Il n’y a rien que vous auriez pu faire, et vous n’êtes responsable de rien. Le PN va répéter ce scénario de manière systématique, avec chaque femme.

Les anciennes cibles doivent se tenir sur leurs gardes car un PN se réserve toujours le droit de rendre visite à une ancienne source d’auto-gratification, sans prescription dans le temps, et indifféremment de ce qu’il lui a déjà infligée.

Une fois la porte refermée, ne la rouvrez sous aucun prétexte, au risque sinon de repartir stade 1 et ainsi de suite…